Mon parcours

En quelques mots:

Je suis nageur depuis l’âge de 3 ans, d’abord en bassin, puis en eau libre depuis l’âge de 15 ans. En 2018, j’ai participé à plusieurs courses en eau libre partout en France, terminant notamment second cadet sur le 25km des Championnats de France. Cette même année, je suis devenu le plus jeune français a avoir traversé la Manche à la nage.

Ma passion pour la nage en eau libre m’a rapproché de la nature et a développé mon intérêt au sujet des questions environnementales. J’ai donc décidé d’arrêter mes études de physique et philosophie après ma première année de faculté pour consacrer mon temps à des fondations de défense des milieux naturels en faveur de l’écologie, grâce à du bénévolat et un service civique. Ces différentes expériences ont développés mon désir d’aventure et de découverte. Je travaille constamment sur de nouveaux projets sportifs, le prochain est la descente des 784 kilomètres de la Seine à la nage et sans assistance, en juin 2021.


Mon parcours sportif:

Mes débuts en Natation:

Mon parcours sportif commence à l’âge de trois ans. Je prends mes premiers cours de natation, apprends à nager pour calmer mon hyper-activité et tombe rapidement amoureux de l’eau. Deux en plus tard, en 2006, je rentre au Neptune Club de France, club qui m’a suivi et supporté jusqu’aujourd’hui. Je fais mes débuts en compétition en 2007 et suis champion de Paris du 50m Nage Libre des moins de 7 ans. Je vais m’essayer à d’autres sports: tennis, handball, football mais je ne peux pas me passer de la natation. Je progresse jusqu’à mon entrée au collège Camille Sée en 2012, dans une classe à horaires aménagés. Cet avantage me permet de nager 6 à 7 fois par semaine, ce qui va me rapprocher des championnats de France.

Des échecs…

Malheureusement, je vais échouer à la qualification en 2013 en terminant 125 ème Français de ma catégorie (les 120 premiers étant pris), puis à 5 dixième de seconde au 200m dos en 2014 (en 2mn 25s pour les connaisseurs), et en 2015 à 3 secondes de la qualification au 1500m Nage Libre (17mn 50s). À la suite de ces échecs, j’ai traversé une grosse baisse de motivation en 2016. Je ne progressais plus et mes rêves de JO semblaient s’éloigner peu à peu. Quand on pratique un sport à haut niveau au collège l’entraînement est au centre de notre vie, on mange sport, dort sport, rêve sport. Mes échecs ont peu à peu laissé mes rêves s’envoler, j’ai même été tenté darrêter la natation. C’est une période difficile à gérer, surtout pour un adolescent qui ne connait pas grand chose d’autre que les bassins.

Traversée de la manche à la nage:

En 2017, après une année difficile tant sur le plan sportif que mental, j’éprouve le besoin de me renouveler. Je décide alors de traverser la Manche à la nage sans vraiment savoir dans quoi je m’embarque. Je me laisse un délai d’un an, ce qui est assez faible sachant que je n’ai jamais pratiqué l’eau libre (natation en mer, lac, rivière). Je fais donc mes premiers pas dans cette discipline en nageant un 2500m lors de la coupe de France d’eau libre 2017. J’enchaîne ensuite des distances de plus en plus longues, un 5 km à Martigue puis les 3h de la coupe du centre ou je vais nager plus de 12 km. Je suis meilleur en eau libre qu’en bassin, ce qui me remotive.

Championnats de Paris, 2011
100 m Dos, meeting du SFOC, 2017
Traversée de la manche à la nage, 24 juillet 2018
Championnats de nage hivernale

Début 2018, je profite de la pause hivernale (l’eau est trop froide pour les compétitions) pour m’entraîner plus de 9 fois par semaine et travailler avec un coach mental pour améliorer ma résistance au froid. À la fin de l’hiver 2017/2018 je participe au stage de préparation de la traversée de la Manche à la nage, au cours duquel je dois obtenir un brevet certifiant de mon aptitude à nager en eau froide pendant plus de 6h. Au cours du stage, je vais nager trois fois 1h dans une eau à 12 degrés sans combinaison, me mettant en situation d’hypothermie extrême (température corporelle à 29,7°). Je prends alors conscience des limites de mon corps et de ses 3% de masse graisseuse, et décide de passer le brevet des 6 h en eau froide avec une combinaison. J’ai finalement obtenu le fameux brevet et nagé pour la première fois plus de 25km. Quelques mois plus tard, en mai 2018, je participe au 25km lors des championnats de France, et termine second de ma catégorie en 6h05 remportant ma première médaille aux championnats de France. Le 24 Juillet 2018, je deviens le plus jeune Français à traverser la Manche à la nage après 9h47 de nage.

Rebondir après la manche

Comme deux ans auparavant, la fin d’un projet marque un coup au moral et au physique. Mon année 2019 est plus difficile sur le plan sportif, même si je réalise plusieurs podiums lors de la coupe de France d’eau libre, termine 5ème de la course Dakar/Gorée et 52ème des championnats de France toutes catégories sur le 5km. La même année, je découvre le cyclisme et me met à rouler régulièrement. En début d’année 2020, en soif de nouveaux défis, je décide de rallier Velette-sur-mer en deux jours à vélo, en plein hiver, accompagné de Théodore Soubrier (un ami nageur). Un mois plus tard je participe aux championnats de France de nage hivernale à Samöens (eau à moins de 5°C) et termine 3ème sur le 50m Dos et 5ème sur le 200 Nage Libre. Quelques mois plus tard, encore en quête de découverte et d’aventure, je décide de descendre les 780km de la Seine à la nage sans assistance. Je me laisse encore une fois un délai d’un an, pour apprendre à vivre en forêt, obtenir les autorisations et me préparer physiquement. Depuis l’été 2020, j’enchaîne les expériences en nature, je compte actuellement une dizaine de sorties de plus de 3 jours dans la Seine (en kayak l’hiver) dont l’une d’elles lors du jour le plus froid de l’année (-7° aux abords de Troyes). Les prochaines dates clés les championnats de France de nage hivernale en février 2021 et la descente de la Seine à la nage en Juin 2021.

300km de Paris à Velette en 2 jours, février 2020
repérage de la Seine, juin 2020
Repérage de la seine, décembre 2020

Mon parcours associatif:

Les reflets de l’eau:

Au delà de la performance sportive, mon projet de traverser la manche à la nage avait pour but d’aider les plus démunis. J’ai donc reversé l’argent de mon Crowdfunding et de mes sponsors à l’association « Les reflets de l’eau« . L’association aide les femmes et les enfants à apprendre à nager, en France et au Sénégal. Chaque année, elle aide le club « les dauphins d’Ngor », donnant des maillots de bains, lunettes et fournitures pour les enfants. Elle suit aussi l’évolution des nageurs locaux, et organise chaque année une traversée, entre Dakar et la presqu’île d’Ngor (de 600 à 800 m de long selon la marée).

En septembre 2018, je suis donc parti au Sénégal avec une dizaine de membres de l’association, pour aider à l’organisation de cette traversée à laquelle 300 locaux ont participé. Cette année la, la mission consistait à encadrer la traversée et à préparer les maillots, bonnets de bain, médailles et fournitures distribuées aux Femmes et aux enfants. Le dernier jour, Tous les membres de l’association ont participé à une course de 6 km entre Dakar et Gorée. Amadou N’Diaye – ex-tenant du titre – , Paul Reuillon et moi, sommes arrivé respectivement second, quatrième et sixième de la course, sur plus de 600 participants. L’expérience et le décor étaient magnifiques, mais l’eau était un mélange de gazoile, d’essence et d’eau salée, garni de sacs et de bouteilles en plastiques.

L’édition 2019 c’est tout aussi bien voire mieux passé, plus de 400 nageurs ont participé à notre traversée, les locaux nous ont offerts des moments inoubliables, notamment une danse sur la plage d’N’gor avec tous des membres du club. Amadou à remporté la course, Paul s’est classé 3ème et moi 21 ème.

Pour l’anecdote, en 2018 j’ai participé à la course avec une blessure au poignet, et en 2019 je suis tombé malade la veille de la course et je n’avais rien avalé d’autre que du spasfon depuis 24 h, le résultat en témoigne, on va plus vite avec un bras en moins qu’avec la tourista

Les reflets de l’eau, Plage d’N’gor, 2018
Traversée Dakar/N’Gor, 2018
Distribution de maillots, lunettes de bains, fournitures et livres, N’gor, 2019

Bénévolat pour les fondations Tara et GoodPlanet :

Mon expérience du monde associatif à Dakar m’a donné envie de pousser l’expérience plus loin. Après avoir passé le Bac, j’ai décidé de m’engager auprès de la fondation Tara.

Tara est un bateau qui sillonne le monde depuis 2006. C’est une référence en terme de recherche et de protection des océans. On leur doit un bon nombre de découverte sur les coraux, le plancton, l’origine plastique dans les océans et la fonte des glaces. Leur dernière mission, en 2019, consistait à étudier l’origine du micro-plastique, en remontant des fleuves Européens. Depuis petit, je rêvais de monter à bord, donc j’ai saisi l’opportunité de travailler avec eux sans hésiter.

J’ai commencé par animer une exposition sur le micro-plastique pour les scolaires et j’ai continué en faisant visiter le bateau au public. L’objectif des visites était à la fois de présenter l’histoire du bateau, mais aussi de sensibiliser les visiteurs aux enjeux environnementaux actuels en reprenant les diverses découvertes du bateau. L’expérience était très enrichissante, j’y ai appris à parler d’écologie avec précision auprès d’un public exigent. Je me suis imprégné de l’expérience et des connaissances des marins. J’admire leur sympathie et leur sérénité et je me souviendrai des gâteaux qu’ils préparaient aux bénévoles !

Lors d’une visite du bateau Tara, mai 2020
A bord de Tara, Juillet 2020

Pour finir en beauté avec Tara, j’ai eu la chance de monter au sommet du mat à 27m de haut, avec une vue imprenable sur Paris et la Seine.

Après cette expérience, j’ai décidé d’arrêter temporairement mes études de physique/philosophie, pour consacrer mon temps à des associations écologiques. Je suis donc entré à la fondation GoodPlanet, d’abord en tant que bénévole, puis pour y faire mon service civique.

La fondation GoodPlanet possède un domaine, sur lequel elle organise des évènements autour de la biodiversité et du développement durable. La fondation accueille des conférences, des concerts, des cours de cuisine, des activités de sensibilisation pour les enfants, des exposition et festivals écologiques en tout genre.

Mon rôle était d’aider à la préparation et la bonne tenue des évènements, en animant le réseau de bénévole. L’expérience était très différente de celle de Tara. il s’agissait moins de faire de la sensibilisation mais la variété des activités et mes discussions avec l’équipe m’a beaucoup appris et m’a permis d’élargir mes connaissances sur la biodiversité et les questions d’éthique. Cette expérience m’a aussi fait réfléchir au message que je veux transmettre dans mes projets et sur la manière de le faire.


Photographies:

En parallèle de mes vies sportives et associatives, je fais de la photographie. Cela me permet d’illustrer ce que je ressens et vois lors de mes aventures, j’aime transmettre des ambiances, montrer une autre manière de regarder ce qui nous entoure.

<span>%d</span> blogueurs aiment cette page :